DIANE (Dépistage par Irm des Anomalies d’adhésioN placEntaire)

L’étude DIANE est un projet de recherche financé en 2018 (Contrat de Programme de Recherche Clinique), mené au CHRU de Nancy, et qui porte sur l’amélioration du dépistage des Anomalies d’Adhésion Placentaire.

Contexte : une insuffisance dans le dépistage des Anomalies d’Adhésion Placentaire

Les anomalies d’adhésion placentaire (AAP) sont des anomalies d’adhésion du placenta sur la paroi utérine. Ces anomalies apparaissent lorsque le placenta est placé en regard d’une cicatrice utérine et qu’il s’insère plus ou moins profondément dans le myomètre (placenta accreta, increta et percreta).

Les AAP sont responsables d’une morbi-mortalité maternelle importante, en particulier en cas de découverte fortuite à l’accouchement, avec un risque d’hémorragie sévère. Si l’AAP est connue en amont de l’accouchement, la prise en charge est invasive pour la patiente, avec la programmation d’un accouchement prématuré, par césarienne et sous anesthésie générale pour assurer une prise en charge rapide en cas de complications hémorragiques. Un dépistage précoce est donc nécessaire pour proposer une prise en charge optimale à ces patientes.

Le dépistage de ces pathologies est actuellement basé sur des critères échographiques. Cependant, la performance de l’échographie 2D est insuffisante, et l’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) est depuis quelques années utilisée comme examen de seconde intention. Malheureusement les séquences standard ne permettent pas d’améliorer la sensibilité diagnostique et seule l’IRM avec un produit de contraste a montré un intérêt. Mais l’utilisation de ce produit pendant la grossesse faisant toujours débat, il est préférable de l’éviter.

Une solution ? Mettre au point un protocole IRM pour améliorer la détection des AAP

Afin d’améliorer la détection des AAP sans utilisation de produit de contraste, de nouvelles séquences IRM sont actuellement développées et certaines sont déjà utilisées dans la détection de pathologies placentaires.

Le but de cette étude est de mettre au point un protocole IRM, en utilisant de nouvelles séquences et sans injection de produit de contraste, afin d’améliorer la détection des AAP (évaluation du degré d’invasion placentaire).

Comment s’organise l’étude ?

Il est prévu d’inclure 71 patientes au CHRU de Nancy, présentant des facteurs de risque d’AAP.

Cette étude est coordonnée par le CIC-IT, et se déroule selon le schéma suivant :

L’objectif final : mettre au point un protocole IRM pour la détection des AAP

Le but de cette étude est la mise au point d’un protocole IRM permettant l’évaluation du degré d’invasion placentaire qui deviendrait un outil diagnostique des AAP. Le fait d’affiner au mieux le diagnostic en préopératoire permettrait d’éviter des incisions cutanées de l’utérus non nécessaires (si suspicion d’AAP non confirmée) ou d’atténuer un risque maternel non négligeable (si AAP découvert à l’accouchement sans suspicion préalable).

 

Plus d’informations sur l’étude sur ClinicalTrials.gov